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Paris - 20ème arrondissement - les deux musiciens de la rue Le vau.
 Ils apparaissent une fois ou deux, l'An Quelque fois plus, comme la neige rare sur Paris Leurs habits élégants sont beaux, blancs et noirs Semblables aux images, belles, des rues d'autrefois. Ils portent, tendu à leur cou par des bretelles de cuirs, Leurs instruments vieux de plus de trois cents ans. Ils sont héritiers du jongleur médiéval Du marchand de chansons ou crieur de chansons Des joueurs d'accordéons, saltimbanques, joueurs d'orgues, chanteurs de rue. Les enfants quand ils les voient s'écrient, 'Regarde maman...les musiciens avec leurs drôles d'instruments ! Et tirant la main de leur maman ils courent s'asseoir En ronde Les deux musiciens alors, se regardent souriants Égrainent les premiers flocons, des ritournelles d'antan, comme lorsqu'ils étaient rois de Paname. L'un à l'accordéon, l'autre à l'organette à rouleaux Les enfants et leur maman chantent avec eux La petite orgue fait son effet quatre fois plus grande qu'un vieux moulin à café La manivelle entraîne le papier perforé, qui lui entraîne le soufflet, l'air pur passe droit du soufflet dans le sommier Et ça joue et ça chante Les enfants les accompagnent et les mamans aussi Puis ils crient ensemble Revenez, ne partez pas, revenez Les musiciens ! Revenez !
Le texte est de Bienvenu Mérino 10 avril 2008
Le site du jour: http://www.captain-malo.org/annuaire/cat.php?idcat=2

postée par Gérard Lavalette le dimanche, avril 27, 2008
pour le piéton de charonne

Paris - 4ème arrondissement - les pigeons de Notre Dame de Paris.

Tous les parisiens le connaissent et les touristes l'adorent. C'est Pierre Pradeau l'ami des pigeons. Chaque jour il fait le chemin de Levallois à Notre Dame avec deux grands sacs remplis de grains et de pain pour nourrir ses compagnons. Nous avons pris l'habitude de nous saluer puis de nous parler. Parisien d'adoption et limousin de coeur il me raconte des bribes de sa vie. Son métier d'abord, mécanicien dans l'aéronautique, puis sa guerre comme engagé. Il me parle aussi avec passion de sa région dans laquelle il n'a plus d'attache. Il ne reste juste qu'une vieille ferme familiale inhabitée qui tombe en ruine. Tous les jours il est photographié des centaines de fois mais jamais personne ne lui en offre. Voilà c'est fait! Je lui ai porté deux grands tirages couleurs. Il n'en revenait pas et m'a promis de les faire encadrer. Un petit bonheur.
Le site du jour: pigeons

postée par Gérard Lavalette le jeudi, avril 24, 2008
pour le piéton de charonne

Paris - 11ème arrondissement - AUX EDITEURS!

Plusieurs fois par semaine je dois répondre à des mails provenant de maisons d'éditions, de magazines, de boîtes de production... Ces personnes sont intéressées par l'exploitation commerciale d'une ou plusieurs de mes photographies. Le contact téléphonique est toujours flatteur voire flagorneur. "Nous aimons bien vos photos et nous aimerions bien les utiliser". S'en suit une discussion portant sur le nom de l'ouvrage, le nombre d'exemplaires qui sera tiré et l'emplacement des photographies dans le livre. Ensuite il faut bien parler d'argent. "Ah bon! Les images ne sont pas libres de droits?" Ben non! Photographe c'est aussi un métier, pas qu'une passion. J'explique à cette assistante d'un grand groupe de presse que dans sa boîte tous les employés sont payés et que je ne vois pas pourquoi je ne le serai pas. Pas de chance. C'est une stagiaire non rémunérée mais bien exploitée qu'on envoi au casse pipe. Courageux patrons essayez le Jubol! Heureusement cela ne se passe pas toujours comme ça. Il y a des maisons d'éditions qui reconnaissent le travail et qui s'acquittent des droits d'auteurs s'en rechigner. J'offre régulièrement des images aux associations, aux syndicats (ça dépend lesquels) et aux organisations caritatives. Toutes les photographies utilisables dans un but commercial sont payantes. Faites un petit tour sur ce blog d'un photographe de presse qui lui aussi est quotidiennement confronté au problème.

postée par Gérard Lavalette le mardi, avril 22, 2008
pour le piéton de charonne

Paris - 11ème arrondissement - le pied rare avenue Ledru Rollin.

Aujourd'hui disparu ce restaurant de spécialités argonnaises était le seul à Paris à proposer le fameux pied de porc à la Sainte Ménehould. En 1995, Jean Bernard Pouy écrivain crée le personnage du Poulpe. La particularié de cette série est que chaque aventure est écrite par un auteur différent. Gabriel Lecouvreur est un héros libertaire un justicier des temps modernes. Souvent les méchants sont d'extrème droite. Son bistrot de quartier la sainte scolasse tenu par Gérard est en fait " Le pied rare". Longtemps la vitrine du restaurant était couverte de coupures de presse se rapportant au roman. Des cons militants du FN (pléonasme) envoyaient régulièrement des menaces à Michel le vrai patron (pas celui des romans) qui les affichait.
le site du jour: http://www.rue89.com/le-blog-du-poulpe

postée par Gérard Lavalette le dimanche, avril 20, 2008
pour le piéton de charonne

Paris - 11ème arrondissement - l'épicerie le Savoyard rue Popincourt.

Comme toutes celles qui l'entourent la rue Popincourt est sinistrée. Presque toutes les boutiques sont occupées par des commerçants chinois. Un Chinatown dédié exclusivement aux fringues. Non non pas aux vêtements, aux fringues, à la "pouille" comme on disait avant pour la confection de mauvaise qualité vendue au Carreau du Temple. Malgré le droit de préemption de la mairie sur les baux commerciaux il ne reste pratiquement plus de commerces de proximité. Tout le quartier comme d'autres à Paris sont touchés par la mono activité. Elle parait complètement incongrue l'épicerie charcuterie le Savoyard au beau milieu de ces amoncellements de cartons qui envahissent les trottoirs. Saucissons secs, saucisses et jambons de montagne pendent du plafond. On y trouve aussi des vins du Jura et de Savoie, du miel et des fromages dont la célèbre Cancoillotte. Si vous voulez conserver près de chez vous ces petits commerces il n'y a qu'une seule solution. Faites-y vos achats!
Le site du jour: http://www.letempsdesvilles.org/script/parseContenuV2.asp?site_id=5&rubrique_id=21

postée par Gérard Lavalette le jeudi, avril 17, 2008
pour le piéton de charonne

Paris - 4ème arrondissement - Le tourneur d'orgue de barbarie du GMAC.

Pierre Micheliorini c'est le tourneur des salons. Il anime aussi bien les allées du GMAC Bastille que celles du salon de l'agriculture. Toute la journée il tourne, il tourne la manivelle pour faire surgir la mélodie. Passants indifférents prenez le temps de vous arrêter un moment pour l'écouter et le remercier.
Le site du jour: http://francis75.canalblog.com/

postée par Gérard Lavalette le lundi, avril 14, 2008
pour le piéton de charonne

Paris - 11ème arrondissement - Le réparateur de vélos de la rue Boulle.

Je me souviens de mon premier vélo de "grand". Je devais avoir 14 ans. C'était un vélo Peugeot gris et jaune avec un guidon "course", des pneus "demi-ballons" deux pédaliers et six vitesses. Tous les copains de la bande des Invalides en étaient équipés. Aucun d'entre nous ne rêvaient de faire le Tour de France ou les 6 jours de Paris au Vél d'hiv. Nous préférions le foot. C?était juste le moyen de pouvoir dépasser les frontières du quartier et de découvrir Paris autrement que depuis la plate-forme des autobus. Aux beaux jours nos destriers nous conduisaient jusqu'au bois de Boulogne on nous passions la matinée à faire de la barque. Ensuite venait l'heure du pique-nique ou nous partagions les repas préparés par nos mères. Mon truc à moi c'était le riz au lait. Du vrai riz rond, au lait entier coloré d'un jaune d??uf et surtout parfumé de gousses de vanille Bourbon. Moelleux et savoureux à souhait. J'en salive en y repensant...
Le site du jour: http://www.boreally.org/fr/photographies.php

postée par Gérard Lavalette le vendredi, avril 11, 2008
pour le piéton de charonne

Paris - 11ème arrondissement - woman in black rue Gonnet.

Une robe de cuir comme un fuseau Qu'aurait du chien sans l'faire exprès Et dedans comme un matelot Une fille qui tangue un air anglais C'est extra Un moody blues qui chante la nuit Comme un satin de blanc d'marié Et dans le port de cette nuit Une fille qui tangue et vient mouiller
C'est extra c'est extra C'est extra c'est extra
Des cheveux qui tombent comme le soir Et d'la musique en bas des reins Ce jazz qui d'jazze dans le noir Et ce mal qui nous fait du bien C'est extra Ces mains qui jouent de l'arc-en-ciel Sur la guitare de la vie Et puis ces cris qui montent au ciel Comme une cigarette qui brille
C'est extra c'est extra C'est extra c'est extra
Ces bas qui tiennent hauts perchés Comme les cordes d'un violon Et cette chair que vient troubler L'archet qui coule ma chanson C'est extra Et sous le voile à peine clos Cette touffe de noir jésus Qui ruisselle dans son berceau Comme un nageur qu'on attend plus
C'est extra c'est extra C'est extra c'est extra
Une robe de cuir comme un oubli Qu'aurait du chien sans l'faire exprès Et dedans comme un matin gris Une fille qui tangue et qui se tait C'est extra Les moody blues qui s'en balancent Cet ampli qui n'veut plus rien dire Et dans la musique du silence Une fille qui tangue et vient mourir
C'est extra C'est extra C'est extra C'est extra
Léo Ferré paroles et musique 1969.
Le site du jour: http://www.leo-ferre.com/pagebaudelaire/

postée par Gérard Lavalette le mercredi, avril 09, 2008
pour le piéton de charonne

Paris - 11ème arrondissement - le mécanicien des années scooter (15)

C'est Philippe Girault le mécano. Toute la gouaille du Parigot. Il parle le "Audiard" et le "Frédéric Dard". J'adore le personnage. Il va bien dans le décor.
Le site du jour: http://boomer-cafe.net/version2/

postée par Gérard Lavalette le dimanche, avril 06, 2008
pour le piéton de charonne

Paris - 11ème arrondissement - Le brocanteur de la rue Gonnet.

Denis D'Argent est brocanteur généraliste. Sa boutique où sont harmonieusement disposés de nombreux tableaux et statues de bronze ressemble plus à celle d'un marchand d'art. Soudain une nuée de gamins du quartier entre par habitude pour chaparder quelques bonbons que le propriétaire laisse à leur disposition dans une grande coupe de verre. Sans se soucier des oeuvres qu'ils bousculent ils s'envolent en riant sous les reproches bougons de Denis.
Le site du jour: http://ligne2vie.fr/blog/dotclear/

postée par Gérard Lavalette le mercredi, avril 02, 2008
pour le piéton de charonne

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