Paris – 11ème arrondissement – Le vicomte chez Mamy rue Jules Vallès.

C’est toujours un plaisir que de photographier cet étonnant personnage à l’élégance désuète. Il arpente Paris, explore les quartiers, surtout les bistrots puis il disparait pour quelques temps. Si vous avez du temps à perdre, comme moi, écoutez le, il a eu une vie trépidante. Essayez de le trouver en début d’après midi car après son éloquence devient plus difficile…

gérard Lavalette pour le Piéton de Charonne

Paris – 19ème arrondissement – PARIS FOLLIES.


La Baronne D’Paname investit la Coupole. C’est dans le dancing mythique du boulevard Montparnasse que La Baronne D’Paname organise une fois par mois un grand bal. Votre premier rendez-vous est le 11 avril à 22 heures. Amoureux du guinche et des beaux costumes pressez vous de découvrir ce temple de la danse. La page facebook de l’évènement Paris Follies de la Coupole>/a>

gérard Lavalette pour le Piéton de Charonne

Charente Maritime – Ile d’Aix – Les roses trémières

Une image comme un chromo en attendant l’été.

gérard Lavalette pour le Piéton de Charonne

Paris – 4ème arrondissement – La réserve de Quasimodo.

Ce bistrot cave à vins planqué dans une petite rue de l’île de la Cité est devenu l’étape des conducteurs de vélos taxis qui viennent s’y rafraîchir après avoir trimbalé quelques tonnes de touristes

gérard Lavalette pour le Piéton de Charonne

Paris – Saint Ouen – Au coeur du bal.

C’est le festival de jazz musette des Puces de Saint Ouen. Dans les bistrots et aux terrasses les musiciens se succèdent, dans les allées des marchés des petits bals s’improvisent. Les gambilleurs n’ont pas pu résister au sanglot du violon et aux flonflons de l’accordéon.

gérard Lavalette pour le Piéton de Charonne

Paris – 3ème arrondissement – La traversée de Paris 2013, 7ème édition.

Vous vous souvenez de ce film réalisé en 1956 par Claude Autant-Lara inspiré d’une nouvelle écrite par Marcel Aymé et parue en 1947 dans le recueil « le vin de Paris » ? Bourvil et Jean Gabin transportent dans le Paris de l’occupation un cochon débité dans des valises et destiné au marché noir.
Le charcutier c’est Louis de Funès le célèbre Jambier qui égorge le cochon au son de l’accordéon pour couvrir les cris du goret.
En 2007 Kevin Douvillez qui est alors directeur du festival des Francofolies de la Rochelle traîne dans les bars de la Bastille, à l’Ami Pierre il rencontre le journaliste Thierry Boeuf et ils en viennent à parler du film.
Le pari de refaire l’itinéraire accompli par Gabin et Bourvil en transportant des valises pleines de charcutaille fut prit. Les deux compères se donnèrent rendez-vous au 45 rue Poliveau à l’adresse de Jambier et entreprirent de traverser Paris jusqu’à la rue Lepic. Ils firent même l’aller-retour.
Thierry est ami avec Jacky Georges célèbre peintre en lettres et grand commandeur des vins et spiritueux de France, voici donc le troisième larron. Le bouche à oreille fonctionnant à merveille pour la deuxième édition le cortège se composait déjà d’une trentaine de personnes. Une date est fixée, chaque deuxième samedi de juin on recommencera l’aventure.
L’histoire perdure en 2013, sans affichage et en dehors des réseaux sociaux ils sont maintenant une centaine au départ de la rue Poliveau. Ceux qui le peuvent viennent costumés, comme en 40, les valises sont pleines de fromage, de charcuterie et de bonnes bouteilles, tout est prétexte à faire la fête. Un piquenique est organisé à mi parcours, on casse la croute au son de l’accordéon et on pousse quelques chansonnettes. Les valises seront moins lourdes pour gravir la rue Lepic où le restaurant La Pomponette les accueille après ces 8,6 km de marche.
Certaines années un repas clôture la journée, d’autres comme en 2013 l’équipée se termine par un petit bal improvisé.

gérard Lavalette pour le Piéton de Charonne

Paris – 2ème arrondissement – Viens voir les musiciens.


C’est à l’angle des rues de la Lune et Notre Dame de Recouvrance que c’est installé « Paris Accordéon » après avoir quitté la jolie boutique de la rue Daguerre. Ce jour des là, des musiciens faisaient le boeuf et très certainement inspirés par le nom de la rue ils jouaient La complainte de Jean Quemeneur.

Il s’appelait Jean Quemeneur,
Il était le fils d’une demi-soeur
De la fameuse Madame Larreur,
La grande Hortense,
Celle qui tenait un caboulot
«Aux gars de Dinard et de Saint-Malo»
En fac’ la caserne du dépôt
A Recouvrance!

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Paris – 18ème arrondissement – Le Petit Ornano, la recette de la vipérine.

Aujourd’hui Gervais, vous marrez pas c’est son vrai blaze, me confie la recette de la vipérine.
Il faut une assiette, du lait entier, une bouteille de Génépi, une pince à cornichons et un torchon épais.
« Tu prends une assiette de lait bien crémeux et tu la poses au bout du jardin. La vipère en raffole. Quand elle se pointe tu la laisses boire longtemps, faut qu’elle se goinfre car ensuite elle est moins véloce. Sournoisement tu t’approches avec dans une main la pince à cornichons et dans l’autre le torchon plié en quatre. Avec la pince, tu la chopes derrière la tronche en serrant fort et de l’autre main enveloppée du torchon du l’attrapes par le milieu du corps. Ensuite tu l’enfiles la queue la première dans la bouteille. Le reptile suffoque, cherche l’air et remonte vers le goulot en crachant son venin dans l’alcool. Bien droite, ça fait plus joli dans la bouteille. On laisse macérer quelques années et on obtient une liqueur. C’est bon pour le cœur et les rhumatismes.
Tu veux goûter? »

gérard Lavalette pour le Piéton de Charonne

Paris – 19ème arrondissement – Les danseurs de Jaurès.

Les rayons obliques du soleil d’après midi éclairent les visages des danseurs. C’est dans l’enceinte de la station de Métro Jaurès, sous la ligne aérienne, que La Baronne D’Paname a organiser pour la RATP un de ses fameux bals à l’ancienne. Les danses se font à deux et facilitent le rapprochement. Je suis toujours surpris de voir autant de jeunes gens fréquenter les bals musette. Quand on vous dit que l’accordéon n’est pas ringard.

gérard Lavalette pour le Piéton de Charonne

Paris – 4ème arrondissement – La réserve de Quasimodo.

A l’ombre des tours de Notre-Dame, dans l’ancienne rue de la Colombe, se cache un petit restaurant. La jolie terrasse regarde vers la Seine et des salles privatives vous accueillent dans des caves voutées du XIIIème siècle. Stéphanie, telle une Esméralda des temps moderne, vous raconte volontiers les légendes qui rodent autour de son établissement. Un bossu habitant le quartier avait pour habitude de venir s’y désaltérer. Très vite il devint le Quasimodo d’Hugo, on dit même que Cartouche, bandit au grand cœur, s’y réfugiait souvent car des caves part un souterrain qui lui permettait d’échapper aux archets du guet. On peut y déjeuner à toutes heures et surtout y acheter son vin dans la très belle cave jouxtant le restaurant.

gérard Lavalette pour le Piéton de Charonne

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